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Réussir sa prise de poste avec un handicap cognitif : 5 raisons de bien se connaître

L’enjeu de la prise de poste est de trouver sa place, c’est compliqué pour quiconque. Une lésion cérébrale acquise (LCA) entraînant un handicap cognitif ajoute une difficulté qu’une bonne compréhension de ses effets aide à résoudre. L’éclairage de la psychologue-neuropsychologue de JAMO.


Toute prise de poste est une situation particulière : un nouveau collaborateur arrive dans un environnement spécifique, avec sa situation personnelle qui en est une parmi d’autres (jeune diplômé, cadre expérimenté, personne en situation de handicap…). L’enjeu de la prise de poste est de se concentrer sur le contenu de ses nouvelles fonctions au lieu de gérer le stress et l’urgence, et de faire la connaissance de ses nouveaux collègues. Ce processus mobilise fortement de nombreuses fonctions cognitives.


1. Comprendre son propre fonctionnement cognitif

En cas de handicap cognitif, bien se connaître est un prérequis pour que la prise de poste se fasse dans de bonnes conditions. Multiforme, ce handicap fait partie des handicaps invisibles. Méconnu, il peut parfois être difficile à appréhender pour la personne elle-même si elle ne prend pas le temps de s’y attarder. « Une bonne connaissance de son fonctionnement permet à la personne de s’adapter plus facilement à une situation nouvelle. Forte de cette connaissance la personne abordera plus sereinement un nouvel emploi, avec ses nouveautés, ou une nouvelle fonction », explique notre psychologue-neuropsychologue.


2. Anticiper la prise de poste

Une prise de poste se prépare. Le handicap cognitif peut se révéler dans des situations de travail car elles augmentent le stress et la fatigue. En cas de handicap cognitif entraînant des troubles de la mémoire par exemple, la préparation à la prise de poste aide à penser aux outils qui peuvent pallier les difficultés de mémorisation. Le but est d’éviter d’aggraver le sentiment de handicap, de se sentir disponible pour la prise de poste au lieu d’être envahi par le stress. « On peut anticiper car, a priori, on connaît les attendus du poste, on s’est représenté son travail et on s’est projeté mentalement dans sa nouvelle fonction. »


3. Communiquer efficacement sur son handicap

On peut choisir de ne pas faire connaître son handicap, pour éviter que le collectif de travail projette ses représentations et stigmatise le nouveau salarié. Mais « quand son handicap est connu du service ressources humaines, de sa hiérarchie et de ses collègues, il est plus facile de faire des demandes en lien avec ses besoins ». Lors de la prise de poste et durant la période d’essai, il est utile de trouver des personnes ressources dans l’entreprise, qui ont les réponses aux questions qu’on se pose, au regard de sa situation de nouvel arrivant et plus spécifiquement, au regard de son handicap. On est donc amené à communiquer avec elles pour exprimer des besoins précis.

« Connaître son handicap permet de mieux formuler son besoin. Selon le contexte de chaque entreprise, il faut voir ce qu’il est possible de mettre en place pour faciliter l'accessibilité cognitive des tâches. »


4. Trouver la bonne solution pour soi

Une tâche ordinaire peut se compliquer pour une personne qui a un trouble cognitif spécifique. Bien se connaître aide à trouver la bonne solution pour soi au lieu de se tourner vers des solutions toutes faites et potentiellement inadaptées. « L'important est que cette solution soit trouvée AVEC le collaborateur, car on sait qu’elle lui correspond. S’il arrive à trouver lui-même ses outils ou sa méthode, c'est le meilleur des scénarios, car il pourra généraliser cette démarche à d’autres situations ».

Cette étape peut être réalisée grâce à l’appui d’un professionnel qui pourra guider le recours à ces solutions ou la mise en place d’aménagements. Toutefois, c’est à la personne elle-même de les tester et de trouver ceux qui lui conviennent le mieux.


5. Accepter ses limites

Lorsqu’on accepte mal son handicap, par crainte d’être stigmatisé, on risque de ne pas connaître ses limites et donc de négliger de mettre en place des outils pour le pallier. Par exemple, pour atteindre ses objectifs professionnels, on se surcharge pour compenser, en faisant des heures supplémentaires pour finir ce qu’on n’a pas réussi à terminer pendant son temps de travail. On peut alors s’épuiser et se décourager. « Accepter son handicap est la première étape pour rechercher des solutions et accepter d’autres fonctionnements. »


L'équipe JAMO


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